Partie o1
Chapitre o3
« Le temps s'écoule, mais la douleur reste. N'oublie jamais ça. »
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Hambourg, Aéroport, Dimanche 7 Décembre 2008, 5h06
Les quatre allemands attendent en salle d'embarquement. Ils s'apprêtent à prendre l'avion, & décoller pour New-York. Ils sont très excités à l'idée d'aller là-bas, mais étant trop fatigués, ils ne sont pas très vivaces en cette heure matinale. David les charrie un peu par rapport à cela. Eux, qui, habituellement sont en forme & assez énergiques, là, c'est tout autre chose. L'interphone leur fait savoir qu'ils peuvent enfin monter dans l'avion. Lunettes sur le nez, bonnet sur la tête, gardes du corps à leurs côtés, ils se dirigent vers l'avion. Ils s'assoient dans la rangée du milieu, tous les quatre à côté, tandis que David & les trois VSD sont placés juste derrière eux. David passe la tête entre les deux sièges avant, afin de parler aux jeunes.
- Eh les gars, j'espère que vous serez plus vifs que ça une fois sur place. Dit-il, d'un air taquin.
- Ne t'en fais pas Dav', c'est juste que là, on est légèrement fatigué, étant donné qu'on a su que hier soir qu'on devait se lever à 3h00 ce matin ! Répond Georg avec un sourire.
- Eh puis, dès que Bill verra tous les magasins qui s'offriront à lui, là, je pense qu'il sera plus réveillé qu'il ne l'est maintenant. Ajoute Tom, en se moquant légèrement de son jumeau, qui, en entendant cela, ôte ses lunettes de soleil pour participer à la conversation.
- On a parlé de magasins ?
- Oui Bill, rendors-toi, tu veux ? Réplique le batteur, qui suivait la conversation passivement jusqu'à maintenant.
- C'est bien ce que je compte faire. Si je veux être en forme pour faire du shopping, je dois rattraper mes heures de sommeil.
- Tu ne dois pas être mon frère, ce n'est pas possible.
- & qui plus est, ton jumeau.
- Evite de me le rappeler Gustav s'il te plait, c'est déjà bien assez difficile de vivre chaque jours en sachant sa.
- Oui enfin, je ne sais pas lequel des deux est le plus à plaindre. Georg réplique en donnant un coup de coude à Tom, qui se trouve à côté de lui.
- Entre nous, Georg n'a pas tord.
- Par pitié, David, ne t'y mets pas aussi toi aussi.
- Non mais moi je suis d'accord, moi aussi je suis à plaindre ! Dit le chanteur, en gardant les yeux fermés.
- Tu ne dors toujours pas toi ?
- Eh non mes amis. En même temps, avec le bruit que vous faîtes, impossible de dormir. Un ton de reproche dans la voix.
- Bah, c'était quoi les ronflements qu'on entendait alors ? S'interroge Tom, avec ironie.
- Tu sais que tu peux être hilarant quand tu t'y mets ?
- Oui. Dit-il, sûr de lui. Il prend un instant pour réfléchir, puis revient à la charge, mais cette fois-ci, ce n'est plus son jumeau qui est visé. Ah j'ai confondu ! Désolé Georg, je n'ais pas reconnu le bruit incessant que tu fais lorsque tu respire. Autant pour moi. Tu ne m'en veux pas j'espère ? Il ne peut s'empêcher de laisser échapper un petit rire. Fier de lui.
- Je t'ai connu plus drôle Tom.
- Tu dis ça parce-que tu es vexé. Je le sais.
- Eh, j'ai une idée !
- Oui, laquelle ?
- Sa vous dit pas de vous taire un peu pour qu'on puisse dormir en paix ?
- Euh ... on peut négocier, oui.
- Non, on ne négocie pas, on exécute.
- Non, je ne suis pas d'accord !
- Tom ...
- Oui David ? Demande-t-il avec le sourire.
- Tais-toi & dors.
- Bon, je n'insiste pas alors.
Et c'est ainsi qu'ils finissent tous par s'endormir, un sourire toujours accroché aux lèvres. & dire que quand ils rouvriront les yeux, ils seront enfin arrivés sur le sol Américain.
New-York, 5e Avenue, Dimanche 7 Décembre 2008, 10h35
L'invitée de Keira, Layla, commence tout juste à ouvrir les yeux. Keira, quand à elle, est réveillée depuis pas mal de temps déjà, mais elle est restée là, allongée sur son lit, à contempler son plafond peint en blanc, à réfléchir & à se poser des questions. Quel genre de questions ? Des questions auxquelles aucune réponse n'est possible. Après l'épisode d'hier soir, la jeune femme va probablement se remettre en question. Ce qui s'est passé, c'est un peu de sa faute se dit-elle. Si elle n'avait « chauffé » Lucas, il ne se serait probablement pas enflammé comme il a eu l'occasion de le faire. & puis il y a eu ces souvenirs qui sont remontés à la surface. Le genre de souvenirs qu'on préfère oublier, mais sans réellement les oublier. Contradictoire vous dîtes ? Oui. Mais voilà de quoi sont fait l'esprit & la pensée de la brune à cet instant. Un paradoxe géant. Des idées confuses, mélangées & peu claires. Elle ne veut pas oublier Clara, ça non. Elle ne peut pas l'oublier. Elle n'a pas le droit de l'oublier. Mais elle veut oublier cet accident. Elle tente de faire le tri dans sa tête. Elle s'était pourtant promis de ne se souvenir que des bons moments, mais celui-là, elle ne parvient pas à l'effacer. Elle est restée à la soirée lorsque sa meilleure amie l'a quitté précipitamment après avoir surpris Lucas en train de prendre son pied avec une fausse blonde siliconée. Ce n'est que le lendemain, aux alentours de 13h45, qu'elle a appris le décès de sa meilleure amie. Impensable. Incroyable. Inimaginable. Mais surtout, Invivable. Invivable, & pourtant, elle est encore là, aujourd'hui. Ce jour-là, elle a perdu une partie de sa joie. Cette joie qui animait son c½ur chaque jour passant. Lorsqu'elle a perdu Clara, elle a perdu une partie de son âme. Elles se disaient liées et scellées à jamais, & elles l'étaient. Lorsque Clara est morte, une partie de Keira est morte avec elle. Liées. Scellées. A tout jamais. Keira est sortie de ses pensées par des paroles provenant du salon. Elle y reconnaît la voix de son père & celle de Layla. C'est alors qu'elle se décide enfin à sortir du lit.
- Bonjour ma chérie. Bien dormi ?
- Oui papa, merci.
- J'étais justement en train de demander à Layla comment s'était passée la soirée d'hier.
- Eh, bien. C'était super. Comme toujours. Mensonges.
- Dis-moi Layla, cela faisait un bout de temps que l'on ne t'avait pas vu dans les parages !
- Oui, je suis partie faire mes études en droit à Washington. Annonce-t-elle avec le sourire.
- Oh c'est bien ! Tu passeras le bonjour à tes parents. Bon les jeunes, je vous laisse. Keira n'oublie surtout pas, cette après-midi tu as rendez-vous à l'entreprise pour ton contrat.
- Oui, j'y serais.
- Bonne journée ! Il leur lance cette dernière phrase tout en refermant la porte de l'appartement derrière lui.
Layla attend quelques secondes avant de reprendre la parole.
- Sa va mieux ? On peut sentir une pointe d'inquiétude dans sa voix.
- Oui, ne t'en fais pas.
- Si je m'inquiète. Tu as vu dans quel état tu étais hier soir ? Dit-elle en insistant.
- Oui je sais. Elle hésite. Je ne veux pas en parler.
- Oh ...
- Pas maintenant du moins.
- Bon, je vais y aller. Je dois rejoindre mes parents pour déjeuner avec eux à la maison. & ensuite je dois repasser à mon hôtel.
- Tu ne veux pas que je te ramène en voiture ? Propose Keira.
- Non, je vais prendre un taxi. Reste bien tranquillement chez toi, à te reposer. Il faut que tu sois en forme pour ton rendez-vous.
- Merci. Pour tout.
- C'est normal ma puce. Merci de m'avoir hébergé. Lui dit-elle, tout en lui déposant un baiser sur la joue.
- C'était la moindre des choses.
Keira raccompagne la blonde jusqu'à la porte de l'appartement. Elles se font la bise puis s'enlacent. C'est peut-être la dernière fois qu'elles se voient avant un long moment. La brune referme la porte avec une légère nostalgie dans le regard. Elle se plaque contre la porte, dos contre celle-ci. Elle bascule sa tête en arrière & tente d'imaginer de quelle manière sa vie va évoluer une fois qu'elle aura son travail. Quand elle sera photographe professionnelle, & aussi célèbre que son père, un jour. Du moins, c'est ce qu'elle souhaite. Après être restée quelques minutes dans cette position, elle se dirige vers la cuisine pour manger quelque chose rapidement. En même tant, elle ouvre une des fenêtres & s'allume une cigarette. Fumée qui virevolte dans les airs, au rythme du vent. Fumée assassine. Meurtrière. Fumée qui apaise. Il est déjà 11h48. Le temps passe si vite. Mais pour la jeune fille, le temps s'écoule lentement. Trop lentement. Le temps s'écoule, mais la douleur reste, n'oublie jamais ça. Elle est donc condamnée à vivre avec la mort de sa meilleure amie sur la conscience. Même si elle n'est en rien responsable de ce qui lui est arrivé. Elle part se laver & s'habiller. Une fois ces deux choses faîtes, elle décide de faire une petite sieste. Petite. C'est ce qu'elle pensait. Mais elle va dormir plus longtemps que prévu. Aurait-elle oublié qu'elle doit se rendre à Wall Street ?
New-York, Aéroport puis Wall Street, Dimanche 7 Décembre 2008, 13h18
Bienvenue en Amérique. Bienvenue aux Etats-Unis. Bienvenue à New-York. Bienvenue dans la ville des rêves. Il paraît. Les allemands débarquent. Il est 13h00 passé. Leurs pieds se posent enfin sur le sol américain. Enfin. Le temps de récupérer leurs bagages, d'attendre que leur van arrive, ils arrivent à leur hôtel seulement aux alentours de 14h13. Etant affamés, ils se sont arrêtés sur la route pour commander dans un fast food, alors qu'ils sont arrivés à leur hôtel plusieurs minutes après. Mais ils ne pouvaient pas attendre. C'était une question de vie ou de mort, selon eux. Leur hôtel se situe sur Wall Street. Ils ont la chance d'avoir une vue resplendissante & imprenable sur Central Parc, de leurs chambres. Magnifique. C'est autre chose que leur petite ville d'Hambourg. Enfin, petite, tout est relatif. Ils prennent le temps de vider leurs nombreuses valises & de bien s'installer dans leur chambre respective. Tom se trouve dans la n°267, Bill dans la n°269, Gustav occupe la n°273 & notre Georg loge dans la n°275. Ils se trouvent évidemment sur le même étage. Alors que les autres souhaitent se reposer, suite au voyage & pour être en forme demain, Tom, quant à lui, préfère commencer la visite de la ville. Ou du moins du Parc. N'étant pas encore connus aux Etats-Unis, Tom peut se permettre de sortir dans la rue sans camouflage. Après avoir insisté au près de David, il obtient même la permission de sortir sans garde du corps. Chose très rare depuis quelque temps. Il enfile une veste puis sort enfin de l'hôtel. Il met un pied dehors, & prend une grande bouffée d'air frais. Pollué, mais frais. Il s'apprête à avancer, mais une chose l'en empêche. Plus précisément une personne. Plus précisément une jeune femme. Plus précisément une belle brune. En effet, il vient de se faire renverser par une New-Yorkaise qui semble pressée. En retard ? Il se relève difficilement.
- Oh mon Dieu ! Je suis sincèrement désolé, Monsieur. Je ne vous avez pas vu, & je suis pressée. Oui je sais que je ne devrais pas courir comme cela dans la rue, surtout une rue bombée de monde, mais je suis en retard vous comprenez.. La jeune femme prononce ces mots avec une rapidité impressionnante. Le seul souci est que notre cher Tom n'est pas Américain, & qu'il n'a pas tout compris.
- Euh ... je n'ai pas tout saisit, mais je comprends l'intention. Je vous excuse, mademoiselle. Dit-il, avec un peu d'hésitation.
- Oh, une fois de plus de pardon, je pensais que vous étiez américain.
- Ce n'est rien.
- Euh ... je, je dois y aller. Je suis déjà très en retard.
- Mais attendez !
- Oui ?
- Le guitariste semble être troublé. Par la beauté de la jeune femme probablement. Et ce trouble redouble d'intensité lorsqu'il croise son regard quand celle-ci se retourne suite à son interpellation. Des yeux d'un bleu magnifique. Il n'en avait jamais vu d'aussi beaux. Elle attend qu'il parle, mais il ne sait plus quoi dire. Euh ... on pourrait peut-être se revoir ?
- Oui, possible.
- Où & quand ?
- Je ne sais pas ... je travaille juste au bout de la rue, à la compagnie « Picture's company », je finis aux alentours de 18h30.
- Bien, je passerais alors.
- Oui. A ce soir. Je dois vraiment y aller. Elle lui fait un signe de la main, puis s'en va.
- Tom la regarde partir, puis l'appelle une fois de plus. Attendez ! Je ne connais même pas votre nom ! Lui crie-t-il. Les passants se retournent & le regarde étrangement. Mais ça lui importe peu.
- Elle s'arrête un instant & lui répond. Je ne connais pas non plus le votre.
- Tom. Tom kaulitz. Je m'appelle Tom. Répond-t-il nerveusement. A présent, il attend une réponse de son interlocutrice, mais il n'en aura pas. La belle brune se retourne & lui sourit avec un air malicieux accroché aux lèvres.
C'est dans sa tête que le guitariste va finir sa phrase, qui au départ était à l'intention de cette belle demoiselle. A ce soir.
...
Chacun de leur côté, ils pensent. Qui est-il ? Qui est-elle ? Il ne la connaît pas mais veut apprendre à la connaître. Elle ne le connaît pas & a trop de soucis en tête pour imaginer quoi que ce soit.
Fin du Chapitre o3, Partie o1.
Un chapitre de plus de terminé.
Ce Chapitre est le dernier de la Première Partie. Le prochain sera donc le Premier de la Seconde Partie
:). Alors, qu'avez-vous à me dire sur ce chapitre ?
Minimum 3 com's pour être prévenue. Merci.
Sabine*
Questions / Réponses
xfic-mich-dreamx : Comment as-tu eu l'idée de cette fiction ? Comment l'histoire t'es venue à l'esprit? Eh bien, l'idée m'est venue assez simplement en fait. Déjà, je suis passionnée de photo
& je suis photographe amateur, donc pour moi, il était obligé de parler de photo dans ma ficiton. D'où le métier de Keira. Ensuite, j'adore les Etats-Unis,
& principalement New-York, [ j'espère d'ailleurs y aller pendant un mois durant des vacances d'été ], donc je voulais que l'histoire se déroule là-bas.
& j'ai voulut mettre en scène des personnages riches
& célèbres, pour montrer que leur vie n'est pas forcément meilleure que celle des personnes "normales", je veux montrer qu'ils ont énormément de défauts [ par exemple le comportement de Lucas ou encore le caractère de Keira ]
& que la vie n'est pas toujours rose pour eux. Mais par la suite, je veux montrer que ces personnes peuvent changer avec le temps,
& avec la rencontre de nouvelles personnes. Donc, je vous le dis tout de suite, Keira ne restera pas tout le long de la ficiton si prétentieuse
:). C'est pour ça que dans le chapitre précédent je l'ai fait perdre à son propre jeu, elle a voulut jouer avec Lucas en se croyant assez forte,
& elle en payé les conséquences. Enfin, je pense que je me suis un peu égarée dans la réponse à la question, mais c'est parce-que plusieurs personnes m'ont que Keira avait un sale caractère ect ... mais c'est voulut !
die-gluck : Par contre , le prologue , je trouve qu'il n'a pas de rapport avec l'histoire , c'est normal ?C'est parce-qu'en fait le prologue est une partie de chapitre ! un chapitre qui va venir dans quelque temps !
& les chapitres qui le précèdent servent à expliquer comment on arrive à ce prologue justement
:) C'est un peu dur à expliquer.
x-maroiil3 : Keira , d'ou t'es venue ce prénom ?Eh bien c'est une très bonne question ! Je voulais un prénom original, peu commun
& que je n'avais encore jamais lu dans une fiction. Donc j'ai pris Keira ! Je pensais l'avoir sorti de mon imagination, mais peu de temps après avoir écrit une bonne partie de ma fonction sur Word, j'ai découvert sur cette
fic qu'un de ses personnages s'appellait également Keira. J'ai trouvé sa amusant
:).
[ au passage, allez lire sa fiction ! Je la trouve vraiment bien ! ]